Tunisia
Déclaration de la Tunisie à la deuxième réunion inter session de la
Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable
Monsieur le Président,
La délégation tunisienne accorde une importance particulière au débat qui nous
réunit aujourd’hui sur la structure et le format du document final de la Conférence des
Nations Unies sur le développement durable
Mais avant de soulever certains points auxquels la Tunisie attache une
importance particulière, ma délégation tient à souscrire pleinement à la déclaration
prononcée par l’Argentine au nom du Groupe des 77 et de la Chine ainsi qu’à la
déclaration du Groupe africain.
Monsieur le Président,
La Tunisie considère cette réunion comme une étape cruciale dans le processus
préparatoire de la conférence de Rio +20. Ma délégation a, dans ce cadre, contribué
activement à ce processus en soumettant dans les délais sa contribution nationale au
Secrétariat de la CDD parallèlement aux contributions soumis par les groupes
régionaux auxquels mon pays appartient.
S’agissant du format du document final, Ma délégation soutien l’adoption d’une
déclaration politique ciblée qui soit accompagnée par un plan d’action séparé assorti
d’objectifs et des délais ciblés ainsi que de moyens de mise en oeuvre adéquats,
conformément à la résolution 64/236 de l’Assemblée générale.
Pour ce qui est de la structure du document final, ma délégation propose que ce
document comporte notamment les sections suivantes 1/ progrès et insuffisances dans
la mise en oeuvre du développement durable 2/ l’économie verte dans le contexte du
développement durable et de l’éradication de la pauvreté 3/ les questions nouvelles et
émergentes 4/ le cadre institutionnel pour le développement durable.
Sur ce dernier point, ma délégation souligne la nécessité de disposer
d’institutions et mécanismes internationaux renforcés, capables de développer et de
financer des programmes communs, bénéfiques et rentables à l’ensemble des parties
impliquées : La coopération recherchée dorénavant dans le domaine de la promotion du
développement durable entre les différents pays doit être menée avec l’idée que les
solutions recherchées au sein de toute coopération doivent avoir systématiquement des
retombées communes, visibles et transparentes au niveau des différentes parties
impliquées. Cette coopération s’articulera essentiellement autour de trois composantes
majeures, la définition de l’objet de la coopération et du concept à développer,
l’identification des outils méthodologiques ou technologiques nécessaires à sa mise en
oeuvre et enfin son financement. Une coopération viable, rentable et par conséquent
durable est celle dans la quelle les parties concernées se trouvent impliquées de
manière commune et en fonction de leurs capacités respectives, dans l’identification et
l’élaboration de ces trois composantes. Ainsi, le ou les mécanismes de coopération
internationale que la Tunisie souhaite voir le jour et se développer dans l’avenir en
matière de promotion du développement durable sont celles qui seraient capables de
favoriser de manière partagée et commune, l’émergence et l’identification de
programmes bénéfiques pour l’ensemble des participants, à retombées multiples et
financièrement rentables. Les institutions qui seraient en charge de tels mécanismes
disposeraient ainsi et en même temps de capacité d’investigation, de coordination, de
montage de projets et de programmes rentables mais aussi de financement.
Monsieur le Président,
La conférence Rio+20 constituera une occasion propice pour une meilleure
compréhension de la portée de l’économie verte et de ses effets potentiels sur les plans
économique, social et environnemental. Une solidarité internationale soutenue serait
nécessaire pour donner une impulsion importante à ce nouveau mode de production et
de consommation. Cette solidarité se traduirait particulièrement d'une part au niveau de
la création de dispositifs de coopération et d'échange qui assureraient un meilleur
transfert des nouvelles technologies entre les différents pays et particulièrement entre
ceux développés et ceux en développèrent et d'autre part, au niveau du développement
de mécanismes de financement de projets novateurs et créateurs d’emplois dans Ie
domaine de l'économie verte dans le contexte de l’éradication de la pauvreté et du
développement durable.
Merci pour votre attention
*
2/ Repositionnement du développement durable dans l’échiquier politico-administratif :
Le développement durable en Tunisie et depuis que le concept a vu le jour a
constamment souffert d’un isolement institutionnel du fait qu’il a été cantonné au sein
de commissions ou de départements environnementaux n’ayant pas développé de liens
privilégiés et de synergie remarquable avec les autres départements en charge des
processus de développement. Aujourd’hui et sur la base de ce constat, il est
indispensable de repositionner le développement durable dans l’échiquier politico
administratif de la Tunisie en le rehaussant à des niveaux de decision plus eleves et en
faisant de lui Ie cadre essentiel de la planification et de la programmation.
3/ Coopération internationale et gouvernance mondiale dans le domaine du
développement durable
68.Nécessité de développer des mécanismes d’échange et de coopération entre les
différents pays : La gestion rationnelle de l’environnement, le développement d’une
économie verte et l’instauration d’un vrai développement durable, constituent le défi
auquel tout pays est dorénavant confronté. Toutefois et dans cette nouvelle
perspective, chacun des pays engagés se trouve confronté aux contraintes et limites de
son propre espace et de ses potentialités propres et intrinsèques. D’où le besoin
pressant de développer entre les régions du monde et l’ensemble des pays, quelque
soit leur capacité, des mécanismes d’échange et de réciprocité qui développeraient la
complémentarité entre les uns et les autres et offriraient par conséquent aux différents
pays, plus de potentialités pour surmonter les défis signalés.
Les rnecanismes de cooperation developpes jusqu'a present entre les differents pays
ou groupe de pays ou entre pays et institutions internationales dans la perspective
d'atteindre les defis deja enurneres, que ce soit en matiere de gestion de
I'environnement ou de developpernent d'une econornie verte, demeurent Iimites,
ponctuels et surtout d'efficacite et de rendement faibles comparativement aux enjeux et
aux problernatiques auxquels i1s ont assignes. Cette defaillance trouve ses origines
dans Ie fait que les pays engages dans cette cooperation demeurent encore peu
convaincus de l'interet de solutionner les problematiques de maniere commune dans Ie
cadre de visons partagees. Les interets egoistes, a court terrne, cantonnes dans un
cadre purement national ou a la limite, regional entravent Ie developpernent de cette
nouvelle vision commune recherchee, favorisant ainsi et souvent des desequillbres
manifestes dans l'objet rnerne de la cooperation. Les accords d'investissement seront
dans cette logique negocies suivant de nouvelles approches qui procederont
svsternatiquement a I'analyse et l'evaluation des avantages socio-econorniques de
chaque parties permettant ainsi d'y inclure les clauses de durabilite necessaires
conforrnernent auxobjectifs strategiques fixes et aux priorites politiques arretees.
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Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable
Monsieur le Président,
La délégation tunisienne accorde une importance particulière au débat qui nous
réunit aujourd’hui sur la structure et le format du document final de la Conférence des
Nations Unies sur le développement durable
Mais avant de soulever certains points auxquels la Tunisie attache une
importance particulière, ma délégation tient à souscrire pleinement à la déclaration
prononcée par l’Argentine au nom du Groupe des 77 et de la Chine ainsi qu’à la
déclaration du Groupe africain.
Monsieur le Président,
La Tunisie considère cette réunion comme une étape cruciale dans le processus
préparatoire de la conférence de Rio +20. Ma délégation a, dans ce cadre, contribué
activement à ce processus en soumettant dans les délais sa contribution nationale au
Secrétariat de la CDD parallèlement aux contributions soumis par les groupes
régionaux auxquels mon pays appartient.
S’agissant du format du document final, Ma délégation soutien l’adoption d’une
déclaration politique ciblée qui soit accompagnée par un plan d’action séparé assorti
d’objectifs et des délais ciblés ainsi que de moyens de mise en oeuvre adéquats,
conformément à la résolution 64/236 de l’Assemblée générale.
Pour ce qui est de la structure du document final, ma délégation propose que ce
document comporte notamment les sections suivantes 1/ progrès et insuffisances dans
la mise en oeuvre du développement durable 2/ l’économie verte dans le contexte du
développement durable et de l’éradication de la pauvreté 3/ les questions nouvelles et
émergentes 4/ le cadre institutionnel pour le développement durable.
Sur ce dernier point, ma délégation souligne la nécessité de disposer
d’institutions et mécanismes internationaux renforcés, capables de développer et de
financer des programmes communs, bénéfiques et rentables à l’ensemble des parties
impliquées : La coopération recherchée dorénavant dans le domaine de la promotion du
développement durable entre les différents pays doit être menée avec l’idée que les
solutions recherchées au sein de toute coopération doivent avoir systématiquement des
retombées communes, visibles et transparentes au niveau des différentes parties
impliquées. Cette coopération s’articulera essentiellement autour de trois composantes
majeures, la définition de l’objet de la coopération et du concept à développer,
l’identification des outils méthodologiques ou technologiques nécessaires à sa mise en
oeuvre et enfin son financement. Une coopération viable, rentable et par conséquent
durable est celle dans la quelle les parties concernées se trouvent impliquées de
manière commune et en fonction de leurs capacités respectives, dans l’identification et
l’élaboration de ces trois composantes. Ainsi, le ou les mécanismes de coopération
internationale que la Tunisie souhaite voir le jour et se développer dans l’avenir en
matière de promotion du développement durable sont celles qui seraient capables de
favoriser de manière partagée et commune, l’émergence et l’identification de
programmes bénéfiques pour l’ensemble des participants, à retombées multiples et
financièrement rentables. Les institutions qui seraient en charge de tels mécanismes
disposeraient ainsi et en même temps de capacité d’investigation, de coordination, de
montage de projets et de programmes rentables mais aussi de financement.
Monsieur le Président,
La conférence Rio+20 constituera une occasion propice pour une meilleure
compréhension de la portée de l’économie verte et de ses effets potentiels sur les plans
économique, social et environnemental. Une solidarité internationale soutenue serait
nécessaire pour donner une impulsion importante à ce nouveau mode de production et
de consommation. Cette solidarité se traduirait particulièrement d'une part au niveau de
la création de dispositifs de coopération et d'échange qui assureraient un meilleur
transfert des nouvelles technologies entre les différents pays et particulièrement entre
ceux développés et ceux en développèrent et d'autre part, au niveau du développement
de mécanismes de financement de projets novateurs et créateurs d’emplois dans Ie
domaine de l'économie verte dans le contexte de l’éradication de la pauvreté et du
développement durable.
Merci pour votre attention
*
2/ Repositionnement du développement durable dans l’échiquier politico-administratif :
Le développement durable en Tunisie et depuis que le concept a vu le jour a
constamment souffert d’un isolement institutionnel du fait qu’il a été cantonné au sein
de commissions ou de départements environnementaux n’ayant pas développé de liens
privilégiés et de synergie remarquable avec les autres départements en charge des
processus de développement. Aujourd’hui et sur la base de ce constat, il est
indispensable de repositionner le développement durable dans l’échiquier politico
administratif de la Tunisie en le rehaussant à des niveaux de decision plus eleves et en
faisant de lui Ie cadre essentiel de la planification et de la programmation.
3/ Coopération internationale et gouvernance mondiale dans le domaine du
développement durable
68.Nécessité de développer des mécanismes d’échange et de coopération entre les
différents pays : La gestion rationnelle de l’environnement, le développement d’une
économie verte et l’instauration d’un vrai développement durable, constituent le défi
auquel tout pays est dorénavant confronté. Toutefois et dans cette nouvelle
perspective, chacun des pays engagés se trouve confronté aux contraintes et limites de
son propre espace et de ses potentialités propres et intrinsèques. D’où le besoin
pressant de développer entre les régions du monde et l’ensemble des pays, quelque
soit leur capacité, des mécanismes d’échange et de réciprocité qui développeraient la
complémentarité entre les uns et les autres et offriraient par conséquent aux différents
pays, plus de potentialités pour surmonter les défis signalés.
Les rnecanismes de cooperation developpes jusqu'a present entre les differents pays
ou groupe de pays ou entre pays et institutions internationales dans la perspective
d'atteindre les defis deja enurneres, que ce soit en matiere de gestion de
I'environnement ou de developpernent d'une econornie verte, demeurent Iimites,
ponctuels et surtout d'efficacite et de rendement faibles comparativement aux enjeux et
aux problernatiques auxquels i1s ont assignes. Cette defaillance trouve ses origines
dans Ie fait que les pays engages dans cette cooperation demeurent encore peu
convaincus de l'interet de solutionner les problematiques de maniere commune dans Ie
cadre de visons partagees. Les interets egoistes, a court terrne, cantonnes dans un
cadre purement national ou a la limite, regional entravent Ie developpernent de cette
nouvelle vision commune recherchee, favorisant ainsi et souvent des desequillbres
manifestes dans l'objet rnerne de la cooperation. Les accords d'investissement seront
dans cette logique negocies suivant de nouvelles approches qui procederont
svsternatiquement a I'analyse et l'evaluation des avantages socio-econorniques de
chaque parties permettant ainsi d'y inclure les clauses de durabilite necessaires
conforrnernent auxobjectifs strategiques fixes et aux priorites politiques arretees.
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