Switzerland
La flambée des prix agricoles n'est qu'un des détonateurs d'une crise alimentaire mondiale qui couvait de longue date. Comme le montrent les chiffres de la FAO, après une diminution significative depuis les années 70, le nombre de personnes souffrant de la faim est reparti à la hausse dès le début des années 2000.
En 2002, la communauté internationale s'est engagée pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Comme le montre le rapport du Secrétariat, des progrès ont certes été réalisés dans certaines régions du globe notamment en Asie et en Amérique latine. Sans changement fondamental, le retour en arrière est toutefois inéluctable et les objectifs du Millénaire ne seront pas atteints.
Comme l'a dit Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale: « Business as usual is over ». Pour la Suisse, la CSD a la responsabilité de contribuer effectivement à ce changement qui aura des implications significatives dans tous les domaines de l'Agenda 21 et du programme de Johannesbourg. Les thèmes de ce cycle, l'agriculture, la gestion et la qualité des sols, la sécheresse, la désertification, l?Afrique ainsi que la revue du programme sur l'eau et l'assainissement nous en donnent l'occasion.
La productivité de l'agriculture mondiale doit continuer à augmenter pour répondre à la demande croissante. L'augmentation des prix agricoles doit être prise dans ce contexte comme une chance. Elle doit bénéficier en priorité aux petits paysans des pays en développement qui possèdent le plus grand potentiel en terme d'accroissement de la production locale.
Une agriculture plus productive mais aussi plus durable, une agriculture multifonctionnelle qui réponde aux besoins d?approvisionnement alimentaire, qui fournisse des services environnementaux essentiels et qui contribue à un vrai développement rural. Voilà ce à quoi nous devons nous engager.
Monsieur le président, les sols et l?eau sont dans ce contexte deux ressources indispensables.
Notre capital sol diminue au niveau global. Force est de constater que le sol est le parent pauvre, négligé au niveau multilatéral. Cet état de fait doit être rapidement corrigée et, à ce titre, nos travaux concernant la désertification, la dégradation des terres et les droits fonciers seront primordiaux.
La Suisse salue la revue des recommandations de la CSD 13 sur l?eau et l'assainissement, une première dans le cadre de nos travaux. Nous souhaitons que cette revue ne reste pas en marge et soit intégrée dans les résultats de ce cycle.
La crise actuelle touche de plus en plus de pays en développement importateurs nets dont la majorité se trouve en Afrique. Ce continent est celui qui souffre le plus actuellement de la pauvreté et de la sous-nutrition, il est le plus vulnérable aux changements climatiques. Il est aussi celui qui dispose du plus grand potentiel de croissance agricole et de la plus grande réserve nourricière du globe. Les efforts nécessaires doivent être investis pour valoriser ce potentiel.
Plus que jamais, nos délibérations et les recommandations que nous formulerons à la CSD17 sont importantes. Face à la crise alimentaire mondiale et afin d?éviter une aggravation de la situation, une action globale, multilatérale, concrète et constructive impliquant tous les groupes majeurs sur la base du principe de responsabilité commune mais différenciée est cruciale.
Finalement, le poids de la CSD au sein du système de décision onusien doit être renforcé. La CSD a une mission sérieuse et urgente. Elle doit regagner en crédibilité. Les interactions avec le Conseil Economique et Social (ECOSOC) et ses organes subsidiaires doivent en particulier être consolidées. La session spéciale du 20 mai sur la sécurité alimentaire représente à cet égard une excellente opportunité.
Merci pour votre attention
En 2002, la communauté internationale s'est engagée pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Comme le montre le rapport du Secrétariat, des progrès ont certes été réalisés dans certaines régions du globe notamment en Asie et en Amérique latine. Sans changement fondamental, le retour en arrière est toutefois inéluctable et les objectifs du Millénaire ne seront pas atteints.
Comme l'a dit Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale: « Business as usual is over ». Pour la Suisse, la CSD a la responsabilité de contribuer effectivement à ce changement qui aura des implications significatives dans tous les domaines de l'Agenda 21 et du programme de Johannesbourg. Les thèmes de ce cycle, l'agriculture, la gestion et la qualité des sols, la sécheresse, la désertification, l?Afrique ainsi que la revue du programme sur l'eau et l'assainissement nous en donnent l'occasion.
La productivité de l'agriculture mondiale doit continuer à augmenter pour répondre à la demande croissante. L'augmentation des prix agricoles doit être prise dans ce contexte comme une chance. Elle doit bénéficier en priorité aux petits paysans des pays en développement qui possèdent le plus grand potentiel en terme d'accroissement de la production locale.
Une agriculture plus productive mais aussi plus durable, une agriculture multifonctionnelle qui réponde aux besoins d?approvisionnement alimentaire, qui fournisse des services environnementaux essentiels et qui contribue à un vrai développement rural. Voilà ce à quoi nous devons nous engager.
Monsieur le président, les sols et l?eau sont dans ce contexte deux ressources indispensables.
Notre capital sol diminue au niveau global. Force est de constater que le sol est le parent pauvre, négligé au niveau multilatéral. Cet état de fait doit être rapidement corrigée et, à ce titre, nos travaux concernant la désertification, la dégradation des terres et les droits fonciers seront primordiaux.
La Suisse salue la revue des recommandations de la CSD 13 sur l?eau et l'assainissement, une première dans le cadre de nos travaux. Nous souhaitons que cette revue ne reste pas en marge et soit intégrée dans les résultats de ce cycle.
La crise actuelle touche de plus en plus de pays en développement importateurs nets dont la majorité se trouve en Afrique. Ce continent est celui qui souffre le plus actuellement de la pauvreté et de la sous-nutrition, il est le plus vulnérable aux changements climatiques. Il est aussi celui qui dispose du plus grand potentiel de croissance agricole et de la plus grande réserve nourricière du globe. Les efforts nécessaires doivent être investis pour valoriser ce potentiel.
Plus que jamais, nos délibérations et les recommandations que nous formulerons à la CSD17 sont importantes. Face à la crise alimentaire mondiale et afin d?éviter une aggravation de la situation, une action globale, multilatérale, concrète et constructive impliquant tous les groupes majeurs sur la base du principe de responsabilité commune mais différenciée est cruciale.
Finalement, le poids de la CSD au sein du système de décision onusien doit être renforcé. La CSD a une mission sérieuse et urgente. Elle doit regagner en crédibilité. Les interactions avec le Conseil Economique et Social (ECOSOC) et ses organes subsidiaires doivent en particulier être consolidées. La session spéciale du 20 mai sur la sécurité alimentaire représente à cet égard une excellente opportunité.
Merci pour votre attention
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