Switzerland
Première réunion des négociations intergouvernementales sur l’agenda pour l’après-2015
Session “Synopsis of the process: how we got here”
Déclaration de la Suisse
Seul le texte prononcé fait foi
Lundi 19 janvier 2015
New York
Messieurs les co-facilitateurs,
Je souhaiterais avant tout exprimer mes meilleurs voeux à tous pour cette nouvelle année. En 2015, les attentes à notre égard sont élevées : le monde nous observe et nous devons en être à la hauteur. Ce ne sera qu’en travaillant ensemble, qu’en dépassant nos différences que nous serons en mesure de livrer un agenda ambitieux pour nos chefs d'Etat. Sous la direction éclairée de nos co-facilitateurs et en étroite collaboration avec ceux qui facilitent les processus connexes, je suis convaincu que nous commençons l'année sur la bonne voie.
Permettez-moi de partager quelques points sur le processus qui nous attend ces prochains mois :
Concernant les méthodes de travail, nous saluons votre intention de tirer de l'expérience récente du Groupe de travail ouvert sur les Objectifs de développement durable et d’utiliser des modalités de travail inclusives et flexibles. Comme nous l'avons dit précédemment, nous considérons particulièrement pertinente l'expérience faite de travailler en groupes informels de pays, avec une forte implication de toutes les parties prenantes. Nous encourageons également de reproduire les modalités d’élaboration de texte, tenant compte des différentes contributions au fur et à mesure des nouvelles versions, tout en s’assurant que les co-présidents soient bien les « titulaires de la plume ».
Le résultat du Groupe de travail ouvert est ambitieux, reflétant les plus importants défis pour la durabilité dans toutes ses dimensions et y compris l'élimination de la pauvreté. La Suisse appelle à ce que les objectifs et cibles tels que proposés par le Groupe de travail soient maintenus et ne fassent pas l’objet de nouvelles négociations. Ensemble, nous avons fourni un travail important et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ces éléments ambitieux.
Ma délégation est fermement convaincue que les indicateurs, qui seront une composante technique cruciale du nouvel agenda, doivent être élaborés par les statisticiens et experts et non pas individuellement négociés par les Etats membres.
Pour parvenir à cette fin, une option serait que nous, les Etats membres, mandations la Commission de statistique des Nations Unies d'élaborer un ensemble d'indicateurs pour les objectifs et les cibles, indicateurs qui seraient fondés sur un cadre conceptuel agréé et élaborés en étroite collaboration avec le Groupe d’Amis sur Président sur les mesures du progrès, les entités onusiennes et autres experts de données pour mesurer le développement durable. En outre, nous recommandons que les statisticiens et experts soient présents tout au long de nos délibérations dans ce processus pour contribuer aux discussions et répondre aux questions d’ordre technique.
Messieurs les co-facilitateurs,
Cette année, l'important débat sur les moyens de mise en oeuvre constituera une pierre angulaire des débats dans deux processus différents, ce qui représente à la fois une opportunité et un défi. Nous saluons la présence prévue pour demain des co-présidents du processus de financement du développement durable. Une interaction étroite entre les différents co-facilitateurs et entre les délégations négociant ces deux processus sera cruciale pour assurer un résultat ambitieux et cohérant.
Le nouvel agenda universel nécessitera un cadre de suivi et d'examen flexible, assurant la redevabilité de tous les acteurs pour une mise en oeuvre effective des objectifs de développement durable. À cet égard, nous devons assurer une approche cohérente entre les processus post-2015 et de financement, ainsi qu’avec le Forum politique à haut niveau sur le développement durable (HLPF).
Nous sommes confiants de faire de bons progrès lors de la session prévue en mai et réitérons notre proposition de faire en sorte d’utiliser au mieux la réunion en juin-juillet du HLPF. Nous considérons que les méthodes de travail inclusives et transparentes du HLPF, incluant toutes les parties prenantes, constituent une vraie valeur ajoutée.
Enfin, la Suisse s’attend à ce que le Document final post-2015 contienne un mandat et des orientations pour le système onusien sur comment devenir plus apte pour répondre aux défis du nouvel agenda. Il s’agira de tenir compte des processus existants comme les Dialogues de l'ECOSOC à ce sujet et bien sûr l'examen quadriennal complet en 2016, nécessaire pour la mise en oeuvre. Au cours de la mise en oeuvre de l’agenda post-2015, les discussions continueront afin de concrétiser ces éléments.
Je vous remercie.
First meeting of intergovernmental negotiations on the post-2015 agenda
Session “Synopsis of the process: how we got here”
STATEMENT BY SWITZERLAND
Monday 19 January 2015
New York
Co-Facilitators,
From the outset, I would like to express my very best wishes to all for this New Year. The expectations for our work in 2015 are high. The world will be watching us this year. It will only be by coming together and overcoming our differences that we will be able to deliver an ambitious agenda to our heads of state. Under the able leadership of our co-facilitators and in close collaboration with those facilitating related processes, I am confident that we are starting the year on the right track!
Allow us to share a few general points on the process over the next few months:
Concerning the working methods, we very much welcome that you are planning to draw from the recent experience of the Open Working Group to use inclusive and flexible modalities of work. As we previously stated, we consider the successful experiences made in the Open Working Group in reflecting the various inputs received in subsequent drafts (“rolling drafts”) with the Co-Chairs as the “pen-holders”, as well as the encouragement to work in informal groupings of countries and the involvement of stakeholders, particularly useful for this process also.
The Outcome of the OWG is ambitious, reflecting the most important challenges for sustainability with all its dimensions and including poverty eradication over the next 15 years. Switzerland strongly calls to keep the package of goals and targets as proposed by the Open Working Group. We have worked hard and we have worked together to come up with this ambitious proposal and we cannot afford to lose these gains going forward.
My delegation is firmly convinced that the global indicators, which will be a crucial technical component of the agenda, must be elaborated by experts including statisticians and not individually negotiated by member states. One option would be for member states, in the Post-2015 Outcome document, to mandate the UN Statistical Commission to elaborate a set of indicators, based on a conceptual framework. The UN Statistical Commission should work in coordination with the Friends of the Chair group on broader measures of progress, all UN entities and other relevant actors working with
indicators and data to measure sustainable development. In addition, we recommend that statisticians and experts are present throughout our deliberations over the coming months for deliberations and technical questions.
As we know, the important discussion on means of implementation will form a significant part of this year’s discussions in two different processes. These parallel work streams are both an opportunity and a challenge. We welcome the presence of the two co-chairs of the Financing for Sustainable Development process tomorrow. Close interactions between the co-chairs and between delegations negotiating the two processes is crucial to ensure a synergistic process.
Co-facilitators,
The new universal agenda will need a monitoring and review framework that ensures effective implementation, that is responsive to change, ensures we are on track, and that ensures all actors assume responsibility and are accountable to citizens for sustainable development results. In this regard, we must ensure a coherent approach between the Post-2015 and FFSD processes, as well as the HLPF.
We are looking forward to making good progress during the scheduled session in May, and reiterate our proposal to also making the best use of the June/July meeting of the HLPF under the auspices of the ECOSOC. We see the HLPF’s inclusive and transparent working methods as a clear added value for including other relevant stakeholders in deliberations on monitoring and review.
Finally, Switzerland expects that the Post-2015 Outcome Document will contain strong language to give the UN system a mandate and guidance on how to become more “fit for purpose” in response to the new agenda. Existing processes will need to be taken into account, like the Fit for Purpose Dialogues in the ECOSOC and of course the QCPR in 2016 which will be required to implement the new agenda as well. These elements will of course also require further discussion to become more concrete after the adoption of the agenda in the course of its implementation.
Thank you.
Session “Synopsis of the process: how we got here”
Déclaration de la Suisse
Seul le texte prononcé fait foi
Lundi 19 janvier 2015
New York
Messieurs les co-facilitateurs,
Je souhaiterais avant tout exprimer mes meilleurs voeux à tous pour cette nouvelle année. En 2015, les attentes à notre égard sont élevées : le monde nous observe et nous devons en être à la hauteur. Ce ne sera qu’en travaillant ensemble, qu’en dépassant nos différences que nous serons en mesure de livrer un agenda ambitieux pour nos chefs d'Etat. Sous la direction éclairée de nos co-facilitateurs et en étroite collaboration avec ceux qui facilitent les processus connexes, je suis convaincu que nous commençons l'année sur la bonne voie.
Permettez-moi de partager quelques points sur le processus qui nous attend ces prochains mois :
Concernant les méthodes de travail, nous saluons votre intention de tirer de l'expérience récente du Groupe de travail ouvert sur les Objectifs de développement durable et d’utiliser des modalités de travail inclusives et flexibles. Comme nous l'avons dit précédemment, nous considérons particulièrement pertinente l'expérience faite de travailler en groupes informels de pays, avec une forte implication de toutes les parties prenantes. Nous encourageons également de reproduire les modalités d’élaboration de texte, tenant compte des différentes contributions au fur et à mesure des nouvelles versions, tout en s’assurant que les co-présidents soient bien les « titulaires de la plume ».
Le résultat du Groupe de travail ouvert est ambitieux, reflétant les plus importants défis pour la durabilité dans toutes ses dimensions et y compris l'élimination de la pauvreté. La Suisse appelle à ce que les objectifs et cibles tels que proposés par le Groupe de travail soient maintenus et ne fassent pas l’objet de nouvelles négociations. Ensemble, nous avons fourni un travail important et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ces éléments ambitieux.
Ma délégation est fermement convaincue que les indicateurs, qui seront une composante technique cruciale du nouvel agenda, doivent être élaborés par les statisticiens et experts et non pas individuellement négociés par les Etats membres.
Pour parvenir à cette fin, une option serait que nous, les Etats membres, mandations la Commission de statistique des Nations Unies d'élaborer un ensemble d'indicateurs pour les objectifs et les cibles, indicateurs qui seraient fondés sur un cadre conceptuel agréé et élaborés en étroite collaboration avec le Groupe d’Amis sur Président sur les mesures du progrès, les entités onusiennes et autres experts de données pour mesurer le développement durable. En outre, nous recommandons que les statisticiens et experts soient présents tout au long de nos délibérations dans ce processus pour contribuer aux discussions et répondre aux questions d’ordre technique.
Messieurs les co-facilitateurs,
Cette année, l'important débat sur les moyens de mise en oeuvre constituera une pierre angulaire des débats dans deux processus différents, ce qui représente à la fois une opportunité et un défi. Nous saluons la présence prévue pour demain des co-présidents du processus de financement du développement durable. Une interaction étroite entre les différents co-facilitateurs et entre les délégations négociant ces deux processus sera cruciale pour assurer un résultat ambitieux et cohérant.
Le nouvel agenda universel nécessitera un cadre de suivi et d'examen flexible, assurant la redevabilité de tous les acteurs pour une mise en oeuvre effective des objectifs de développement durable. À cet égard, nous devons assurer une approche cohérente entre les processus post-2015 et de financement, ainsi qu’avec le Forum politique à haut niveau sur le développement durable (HLPF).
Nous sommes confiants de faire de bons progrès lors de la session prévue en mai et réitérons notre proposition de faire en sorte d’utiliser au mieux la réunion en juin-juillet du HLPF. Nous considérons que les méthodes de travail inclusives et transparentes du HLPF, incluant toutes les parties prenantes, constituent une vraie valeur ajoutée.
Enfin, la Suisse s’attend à ce que le Document final post-2015 contienne un mandat et des orientations pour le système onusien sur comment devenir plus apte pour répondre aux défis du nouvel agenda. Il s’agira de tenir compte des processus existants comme les Dialogues de l'ECOSOC à ce sujet et bien sûr l'examen quadriennal complet en 2016, nécessaire pour la mise en oeuvre. Au cours de la mise en oeuvre de l’agenda post-2015, les discussions continueront afin de concrétiser ces éléments.
Je vous remercie.
First meeting of intergovernmental negotiations on the post-2015 agenda
Session “Synopsis of the process: how we got here”
STATEMENT BY SWITZERLAND
Monday 19 January 2015
New York
Co-Facilitators,
From the outset, I would like to express my very best wishes to all for this New Year. The expectations for our work in 2015 are high. The world will be watching us this year. It will only be by coming together and overcoming our differences that we will be able to deliver an ambitious agenda to our heads of state. Under the able leadership of our co-facilitators and in close collaboration with those facilitating related processes, I am confident that we are starting the year on the right track!
Allow us to share a few general points on the process over the next few months:
Concerning the working methods, we very much welcome that you are planning to draw from the recent experience of the Open Working Group to use inclusive and flexible modalities of work. As we previously stated, we consider the successful experiences made in the Open Working Group in reflecting the various inputs received in subsequent drafts (“rolling drafts”) with the Co-Chairs as the “pen-holders”, as well as the encouragement to work in informal groupings of countries and the involvement of stakeholders, particularly useful for this process also.
The Outcome of the OWG is ambitious, reflecting the most important challenges for sustainability with all its dimensions and including poverty eradication over the next 15 years. Switzerland strongly calls to keep the package of goals and targets as proposed by the Open Working Group. We have worked hard and we have worked together to come up with this ambitious proposal and we cannot afford to lose these gains going forward.
My delegation is firmly convinced that the global indicators, which will be a crucial technical component of the agenda, must be elaborated by experts including statisticians and not individually negotiated by member states. One option would be for member states, in the Post-2015 Outcome document, to mandate the UN Statistical Commission to elaborate a set of indicators, based on a conceptual framework. The UN Statistical Commission should work in coordination with the Friends of the Chair group on broader measures of progress, all UN entities and other relevant actors working with
indicators and data to measure sustainable development. In addition, we recommend that statisticians and experts are present throughout our deliberations over the coming months for deliberations and technical questions.
As we know, the important discussion on means of implementation will form a significant part of this year’s discussions in two different processes. These parallel work streams are both an opportunity and a challenge. We welcome the presence of the two co-chairs of the Financing for Sustainable Development process tomorrow. Close interactions between the co-chairs and between delegations negotiating the two processes is crucial to ensure a synergistic process.
Co-facilitators,
The new universal agenda will need a monitoring and review framework that ensures effective implementation, that is responsive to change, ensures we are on track, and that ensures all actors assume responsibility and are accountable to citizens for sustainable development results. In this regard, we must ensure a coherent approach between the Post-2015 and FFSD processes, as well as the HLPF.
We are looking forward to making good progress during the scheduled session in May, and reiterate our proposal to also making the best use of the June/July meeting of the HLPF under the auspices of the ECOSOC. We see the HLPF’s inclusive and transparent working methods as a clear added value for including other relevant stakeholders in deliberations on monitoring and review.
Finally, Switzerland expects that the Post-2015 Outcome Document will contain strong language to give the UN system a mandate and guidance on how to become more “fit for purpose” in response to the new agenda. Existing processes will need to be taken into account, like the Fit for Purpose Dialogues in the ECOSOC and of course the QCPR in 2016 which will be required to implement the new agenda as well. These elements will of course also require further discussion to become more concrete after the adoption of the agenda in the course of its implementation.
Thank you.
Stakeholders