Mali
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République du Mali Un Peuple – Un But – Une Foi
Conférence des Nations Unies sur le Développement durable
« Rio+20 »
Rio de Janeiro, 20-22 juin 2012
Déclaration de Monsieur Alfa Bocar NAFO, Ministre de
l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement
A vérifier au prononcé
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Madame la Présidente ;
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;
Distingués Chefs de délégations ;
Mesdames Messieurs les délégués ;
C’est pour moi un grand honneur que de prendre la
parole, cet après-midi, au nom de Son Excellence Pr
Dioncounda TRAORE, Président de la transition de la
République du Mali.
La présence à ce sommet de nombreux Chefs d’Etat, du
Secrétaire général de notre organisation et de hautes
personnalités témoigne, si besoin en était, de l’importance
que la communauté internationale attache à la question du
développement durable.
Je souscris à la déclaration faite par SEM Denis Sassou
NGUESSOU, Président de la République du Congo,
Porte-parole et Coordinateur politique de l’Afrique pour
Rio+20.
Madame la Présidente,
L’humanité toute entière a le regard tourné aujourd’hui
vers cette ville historique de Rio de Janeiro, qui, il y a 20
ans, abritait une autre conférence d’espoir dénommée
« Sommet de la terre ».
En effet, Rio 92 a, sans aucun doute, permis des
avancées considérables par la structuration d’un nouveau
droit international pour la protection de l’environnement,
notamment à travers les trois grandes conventions dites
les conventions de Rio, mais aussi et surtout par l’ancrage
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de principes forts permettant ainsi une prise de
conscience, à l’échelle internationale et locale de
l’importance des enjeux environnementaux et du lien
évident entre développement, environnement et paix.
Malgré cette expression forte de la volonté commune de
faire de notre terre nourricière un abri sûr à léguer à la
postérité, la conférence sur le développement durable,
tenue en 2002 à Johannesburg fera, malheureusement, le
constat d’une situation encore plus critique de
l’environnement planétaire.
Que devons-nous faire après tant de conférences
internationales et tant d’instruments juridiques adoptés ?
Je garde l’espoir que la réponse appropriée est ici et
maintenant à Rio car nombreux sont ceux qui de la
génération d’aujourd’hui perdent confiance dans notre
capacité à faire face aux défis qui se posent dans le
domaine du développement durable.
Traçons ensemble cette voie sure pour le futur que nous
voulons. Chaque instant de plus d’hésitation est une
opportunité manquée de redonner espoir à ces millions de
jeunes et de femmes, qui, tous les jours en se réveillant,
se demandent de quoi sera fait l’avenir de l’humanité.
Nous n’avons pas le droit de les maintenir dans le
désespoir.
Madame la Présidente,
Ma délégation ne considère pas Rio+20 comme une
commémoration de 1992. Le Mali fait partie de ceux qui
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estiment que les résultats de cette conférence
permettront la mise en place d’un processus qui mènera a
des progrès notables dans le domaine du financement du
développement durable, notamment dans le renforcement
des capacités et le transfert des technologies pour une
transition réussie vers l’économie verte.
La combinaison et la diversification des menaces à
dimension planétaire nécessitent un sursaut permettant de
dépasser des calculs de perte ou de profit pour se
concentrer sur une stratégie mondiale afin de sauver,
encore qu’il est temps, l’essentiel.
Depuis 40 ans, le constat du péril est fait ; depuis 40 ans
des solutions sont proposées ; mais hélas depuis 40 ans,
la planète n’a jamais été aussi menacée comme elle l’est
aujourd’hui.
Rio+20 doit être portée vers l’action sous-tendue par des
engagements politiques renouvelés et forts.
Elle ne doit pas être observée comme une simple charité
des plus riches envers les plus pauvres mais plutôt
comme une vision holistique de répondre aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des générations
futures de répondre aux leurs.
Madame la Présidente,
La République du Mali, Pays en développement et
enclavé avec plus des 2/3 de son territoire menacés
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directement par des phénomènes climatiques, est
confrontée à de nouveaux enjeux et défis en matière de
développement durable tels que la désertification, la perte
de la biodiversité, les changements climatiques, la
sécheresse, la dégradation des terres et les conflits armés
avec leurs corollaires de catastrophe humanitaire.
Vaincre ces nouveaux défis, nécessite une solidarité et un
engagement déterminé de la Communauté internationale.
Mon pays a entrepris, avec l’appui de ses partenaires, une
véritable réforme institutionnelle dans l’optique d’une
meilleure gouvernance en matière de développement
durable.
Parmi ces efforts, on peut citer entre autres :
- l’élaboration :
• de la Politique Nationale, la Stratégie et le Plan
d’action en matière de changements climatiques,
• de la Stratégie nationaleEconomie Verte résiliente
aux changements climatiques,
• du Cadre Stratégique d’Investissement en matière de
gestion Durable des Terres,
- la création :
• de l’Agence de l’Environnement et du Développement
Durable,
• du Conseil National de l’Environnement,
• du Comité National Changements Climatiques et
• d’un Fonds-Climat.
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Dans la perspective de Rio + 20, le Mali a réalisé un
Rapport National sur le Développement Durable afin
d’évaluer les progrès du pays dans ce domaine.
Ayant pris une part active dans l’élaboration de la
déclaration consensuelle africaine, mon pays se réjouit
d’une convergence de vues sur l’économie verte, le cadre
institutionnel et les moyens de mise en oeuvre.
L’économie verte, qui ne doit pas être analysée comme
une idée ou un concept imposé, est une réponse
audacieuse et stratégique au double défi de la grande
pauvreté et du développement durable.
La limitation des ressources naturelles et la dégradation
continue de la biodiversité nous imposent de produire et
de consommer autrement.
Toutefois, une évaluation des programmes et projets ainsi
que des actions entreprises depuis des décennies en
faveur de la préservation de la nature et des écosystèmes,
révèle un besoin croissant en ressources. C’est pourquoi,
de cette tribune, le Mali lance un appel pressent à tous les
pays mais particulièrement aux pays développés à
s’engager davantage, au nom du principe des
responsabilités communes mais différenciées, afin de
prévenir sinon de limiter les risques d’un péril écologique.
Madame la Présidente,
Pour préserver l’intérêt supérieur de l’humanité, aucun
sacrifice ne doit être de trop. Le transfert des technologies
et des compétences, afin de renforcer ou de permettre
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une transition vers l’économie verte, doit être clairement
exprimée et soutenue.
La mise en oeuvre des engagements pour un
développement durable à travers ses trois piliers
nécessite un renforcement du rôle de l’organisation des
Nations Unies dans la gouvernance mondiale et la
mobilisation des ressources. C’est pourquoi le Mali
souscrit à toute initiative tendant à appuyer la réforme des
structures onusiennes, notamment la transformation du
Programme des Nations Unies pour l’Environnement en
une institution spécialisée telle que stipulée dans la
déclaration consensuelle africaine.
Cette coordination des Nations Unies est d’autant plus
nécessaire qu’elle permettra d’envisager, avec plus de
visibilité, la coexistence des Objectifs du Développement
durable et ceux du Millénaire pour le Développement, si
chers aux pays en développement.
Je ne saurai terminer mes propos sans adresser mes
vives félicitations et mes remerciements appuyés aux
autorités et au peuple brésiliens pour leur leadership dans
la conduite des négociations et les efforts consentis dans
l’organisation et la réussite de cet évènement.
Je vous remercie./.
République du Mali Un Peuple – Un But – Une Foi
Conférence des Nations Unies sur le Développement durable
« Rio+20 »
Rio de Janeiro, 20-22 juin 2012
Déclaration de Monsieur Alfa Bocar NAFO, Ministre de
l’Energie, de l’Eau et de l’Environnement
A vérifier au prononcé
2 | P a g e
Madame la Présidente ;
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;
Distingués Chefs de délégations ;
Mesdames Messieurs les délégués ;
C’est pour moi un grand honneur que de prendre la
parole, cet après-midi, au nom de Son Excellence Pr
Dioncounda TRAORE, Président de la transition de la
République du Mali.
La présence à ce sommet de nombreux Chefs d’Etat, du
Secrétaire général de notre organisation et de hautes
personnalités témoigne, si besoin en était, de l’importance
que la communauté internationale attache à la question du
développement durable.
Je souscris à la déclaration faite par SEM Denis Sassou
NGUESSOU, Président de la République du Congo,
Porte-parole et Coordinateur politique de l’Afrique pour
Rio+20.
Madame la Présidente,
L’humanité toute entière a le regard tourné aujourd’hui
vers cette ville historique de Rio de Janeiro, qui, il y a 20
ans, abritait une autre conférence d’espoir dénommée
« Sommet de la terre ».
En effet, Rio 92 a, sans aucun doute, permis des
avancées considérables par la structuration d’un nouveau
droit international pour la protection de l’environnement,
notamment à travers les trois grandes conventions dites
les conventions de Rio, mais aussi et surtout par l’ancrage
3 | P a g e
de principes forts permettant ainsi une prise de
conscience, à l’échelle internationale et locale de
l’importance des enjeux environnementaux et du lien
évident entre développement, environnement et paix.
Malgré cette expression forte de la volonté commune de
faire de notre terre nourricière un abri sûr à léguer à la
postérité, la conférence sur le développement durable,
tenue en 2002 à Johannesburg fera, malheureusement, le
constat d’une situation encore plus critique de
l’environnement planétaire.
Que devons-nous faire après tant de conférences
internationales et tant d’instruments juridiques adoptés ?
Je garde l’espoir que la réponse appropriée est ici et
maintenant à Rio car nombreux sont ceux qui de la
génération d’aujourd’hui perdent confiance dans notre
capacité à faire face aux défis qui se posent dans le
domaine du développement durable.
Traçons ensemble cette voie sure pour le futur que nous
voulons. Chaque instant de plus d’hésitation est une
opportunité manquée de redonner espoir à ces millions de
jeunes et de femmes, qui, tous les jours en se réveillant,
se demandent de quoi sera fait l’avenir de l’humanité.
Nous n’avons pas le droit de les maintenir dans le
désespoir.
Madame la Présidente,
Ma délégation ne considère pas Rio+20 comme une
commémoration de 1992. Le Mali fait partie de ceux qui
4 | P a g e
estiment que les résultats de cette conférence
permettront la mise en place d’un processus qui mènera a
des progrès notables dans le domaine du financement du
développement durable, notamment dans le renforcement
des capacités et le transfert des technologies pour une
transition réussie vers l’économie verte.
La combinaison et la diversification des menaces à
dimension planétaire nécessitent un sursaut permettant de
dépasser des calculs de perte ou de profit pour se
concentrer sur une stratégie mondiale afin de sauver,
encore qu’il est temps, l’essentiel.
Depuis 40 ans, le constat du péril est fait ; depuis 40 ans
des solutions sont proposées ; mais hélas depuis 40 ans,
la planète n’a jamais été aussi menacée comme elle l’est
aujourd’hui.
Rio+20 doit être portée vers l’action sous-tendue par des
engagements politiques renouvelés et forts.
Elle ne doit pas être observée comme une simple charité
des plus riches envers les plus pauvres mais plutôt
comme une vision holistique de répondre aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des générations
futures de répondre aux leurs.
Madame la Présidente,
La République du Mali, Pays en développement et
enclavé avec plus des 2/3 de son territoire menacés
5 | P a g e
directement par des phénomènes climatiques, est
confrontée à de nouveaux enjeux et défis en matière de
développement durable tels que la désertification, la perte
de la biodiversité, les changements climatiques, la
sécheresse, la dégradation des terres et les conflits armés
avec leurs corollaires de catastrophe humanitaire.
Vaincre ces nouveaux défis, nécessite une solidarité et un
engagement déterminé de la Communauté internationale.
Mon pays a entrepris, avec l’appui de ses partenaires, une
véritable réforme institutionnelle dans l’optique d’une
meilleure gouvernance en matière de développement
durable.
Parmi ces efforts, on peut citer entre autres :
- l’élaboration :
• de la Politique Nationale, la Stratégie et le Plan
d’action en matière de changements climatiques,
• de la Stratégie nationaleEconomie Verte résiliente
aux changements climatiques,
• du Cadre Stratégique d’Investissement en matière de
gestion Durable des Terres,
- la création :
• de l’Agence de l’Environnement et du Développement
Durable,
• du Conseil National de l’Environnement,
• du Comité National Changements Climatiques et
• d’un Fonds-Climat.
6 | P a g e
Dans la perspective de Rio + 20, le Mali a réalisé un
Rapport National sur le Développement Durable afin
d’évaluer les progrès du pays dans ce domaine.
Ayant pris une part active dans l’élaboration de la
déclaration consensuelle africaine, mon pays se réjouit
d’une convergence de vues sur l’économie verte, le cadre
institutionnel et les moyens de mise en oeuvre.
L’économie verte, qui ne doit pas être analysée comme
une idée ou un concept imposé, est une réponse
audacieuse et stratégique au double défi de la grande
pauvreté et du développement durable.
La limitation des ressources naturelles et la dégradation
continue de la biodiversité nous imposent de produire et
de consommer autrement.
Toutefois, une évaluation des programmes et projets ainsi
que des actions entreprises depuis des décennies en
faveur de la préservation de la nature et des écosystèmes,
révèle un besoin croissant en ressources. C’est pourquoi,
de cette tribune, le Mali lance un appel pressent à tous les
pays mais particulièrement aux pays développés à
s’engager davantage, au nom du principe des
responsabilités communes mais différenciées, afin de
prévenir sinon de limiter les risques d’un péril écologique.
Madame la Présidente,
Pour préserver l’intérêt supérieur de l’humanité, aucun
sacrifice ne doit être de trop. Le transfert des technologies
et des compétences, afin de renforcer ou de permettre
7 | P a g e
une transition vers l’économie verte, doit être clairement
exprimée et soutenue.
La mise en oeuvre des engagements pour un
développement durable à travers ses trois piliers
nécessite un renforcement du rôle de l’organisation des
Nations Unies dans la gouvernance mondiale et la
mobilisation des ressources. C’est pourquoi le Mali
souscrit à toute initiative tendant à appuyer la réforme des
structures onusiennes, notamment la transformation du
Programme des Nations Unies pour l’Environnement en
une institution spécialisée telle que stipulée dans la
déclaration consensuelle africaine.
Cette coordination des Nations Unies est d’autant plus
nécessaire qu’elle permettra d’envisager, avec plus de
visibilité, la coexistence des Objectifs du Développement
durable et ceux du Millénaire pour le Développement, si
chers aux pays en développement.
Je ne saurai terminer mes propos sans adresser mes
vives félicitations et mes remerciements appuyés aux
autorités et au peuple brésiliens pour leur leadership dans
la conduite des négociations et les efforts consentis dans
l’organisation et la réussite de cet évènement.
Je vous remercie./.
Stakeholders