United NationsDepartment of Economic and Social Affairs Sustainable Development

Gabon

Monsieur le Président
Merci de donner au Gabon l?occasion de s?exprimer sur la thématique
« Gestion des Déchets ». Nous nous associons naturellement aux positions
exprimées respectivement par l?Algérie au nom du groupe des 77 et la Chine, et de
l?Egypte pour l?Afrique sur cette importante question qui, au même titre que les autres
thèmes retenus pour la CDD18, intéresse au plus haut point mon pays.
La vidéo produit par le Gouvernement gabonais dans le cadre de la CDD18
porte à juste titre sur la gestion des déchets à Libreville.
En effet, Monsieur le Président, le Gabon a dressé un état des lieux de sa
gestion des déchets en les classant en trois catégories : les déchets biomédicaux,
les déchets industriels et les déchets ménagers. A l?intérieur de ces trois (3)
catégories de déchets, on classe bien évidemment des déchets dangereux et des
déchets non dangereux.
Parmi les déchets dangereux, on trouve les déchets biomédicaux, notamment,
les déchets pharmaceutiques, les déchets infectieux, et hautement infectieux, les
substances chimiques, gazeuses, liquides et solides à haute teneur en métaux
lourds comme les batteries, les conteneurs pressurisés, etc.
En matière de traitement et d?élimination des déchets biomédicaux au Gabon,
la majorité des formations sanitaires les déversent dans des décharges publiques ou
des décharges sauvages par le biais des entreprises privées. Et les rares structures
qui procèdent à un traitement in situ font recours à des systèmes peu performants et
relativement nocifs pour l?environnement et la santé publique (incinération, brûlage à
l?air libre, enfouissement et rejet sauvage).
Dans le même registre, on note que 95 % du parc d?incinérateurs, ne
fonctionne pas de manière optimale d?où la pratique du brûlage à ciel ouvert.
Ainsi, le rejet direct des déchets de soins de santé dans la nature, à même le
sol ou dans des bacs à ordures, très souvent mélangés aux ordures ménagères,
constitue aussi une pratique très répandue au niveau des établissements de santé
situés en milieu urbain et ne disposant pas d?incinérateurs.
Concernant les déchets industriels dangereux (DID) notamment les huiles, les
solvants, les néons, les batteries, les piles, les bombes aérosols, le stockage
temporaires est préconisé, après recyclage ou élimination sur des aires étanches et
aménagées pour récupérer les fuites éventuelles et limiter les risques de pollution
des eaux.
Pour les déchets non dangereux, notamment les déchets biomédicaux
assimilables aux ordures ménagères, la collecte, le tri, le stockage, le traitement et
l?élimination sont faits de manière archaïque. Les déchets infectieux et anatomiques
se retrouvant parfois dans les mêmes contenants.
Quant aux autres déchets industriels non dangereux, les opérateurs
économiques du secteur commercial ne disposant pas de site aménagé pour le
stockage temporaire de leurs déchets utilisent le feu comme seul moyen
d?élimination. Ce qui n?est pas sans risque pour l?environnement.
Concernant les entreprises des secteurs pétroliers et miniers, il existe des
sites appropriés pour le stockage des déchets spéciaux, avant leur traitement ou
évacuation vers leur lieu d?élimination.
Naturellement, la solution visant à favoriser le recyclage doit être encouragée.
Concernant les déchets ménagers considérés comme non dangereux, leur
gestion est relativement aisée dans le milieu rural où la matière organique peut être
enfouie pour fertiliser des sols et le reste détruit par combustion sans trop de
nuisances. Elle est cependant plus complexe dans les zones urbaines où la forte
concentration des populations et des activités économiques est à l?origine d?une
production importante et diversifiée de déchets ménagers dont la gestion nécessite
la mise en place de moyens importants et d?infrastructures adaptées.
Le Gouvernement Gabonais dans le cadre du pilier « GABON VERT » s?y
emploie par l?adoption d?on nouveau code de l?environnement et la promotion des
« trois R » avec le concours des opérateurs économiques privés, les partenaires au
développement et les ONG.
Je vous remercie de votre aimable attention
Stakeholders