Burundi
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REPUBLIQUE DU BURUNDI Rio, le 21 juin 2012
DEUXIEME VICE-PRESIDENCE
Déclaration de la délégation burundaise lors de la Conférence des Nations Unies sur le
Développement Durable (Rio+20) par Son Excellence Monsieur Gervais RUFYIKIRI, Deuxième
Vice- Président de la République du Burundi.
Excellences, Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Excellence Mesdames, Messieurs,
1. Au nom de la délégation burundaise et en mon nom personnel, l’honneur m’échoit de
m’adresser à cette auguste assemblée pour rendre hommage à l’Organisation des Nations
Unies et à son Secrétaire Général pour l’organisation de cette conférence mondiale sur le
développement durable. Le Burundi salue l’organisation de cette conférence d'autant plus que
le thème est très important : l’économie verte dans le contexte du développement durable
et de lutte contre la pauvreté et le cadre institutionnel pour le développement durable.
2. Je félicite et remercie le Gouvernement Brésilien pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité de
son peuple.
3. En matière de développement social et économique, le Burundi a depuis ces dernières années
fait des avancées significatives dans certains secteurs, mais des difficultés et des défis
persistent dans d’autres.
4. Les progrès réalisés pendant ces sept dernières années émanent de la volonté du
gouvernement d’améliorer les différents aspects de la bonne gouvernance notamment la lutte
contre la corruption, et d’investir dans le peuple et plus particulièrement dans les secteurs
productifs et prioritaires, mais aussi de mobiliser la population au tour du travail notamment lors
des travaux de développement communautaire.
5. Dans le domaine agricole qui occupe plus de 95 % de la population burundaise, le budget
national alloué à ce secteur a été revu à la hause d'année en année depuis 2010 en passant de
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2% en 2010 à 7% en 2011 et tandis qu’en 2012, il est de 11, 8 %, un pourcentage qui dépasse
légèrement la recommandation de Maputo. De vastes programmes ont été axés sur la
plantation à grande échelle d’arbres et de plantes fruitières, pour d’une part, contribuer à la
protection de l’environnement et d’autre part, à la promotion de la sécurité alimentaire.
6. Cependant, les résultats ou impacts des investissements dans ce secteur sont fortement
influencés par les changements climatiques avec des perturbations des cycles de pluie de plus
en plus fréquentes au Burundi.
7. En matière d’accès à l’eau potable, le Burundi a fait également des progrès. Le taux d’accès
est aujourd’hui de 70% avec l’objectif d’atteindre une couverture de 85 % d’ici 2015
conformément aux objectifs du millénaire pour le développement.
8. L’accès à l’éducation connaît des améliorations suite à deux réformes profondes décidées,
d'une part, la gratuité de l’enseignement primaire prise en 2005 et d'autre part, un
accroissement progressif de 10% du taux de passage de l'école primaire à l’école secondaire.
9. Dans le secteur de la santé, des mesures prises depuis 2005 par le gouvernement
notamment celles relatives à la gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de cinq
ans et pour les femmes enceintes ou qui vont accoucher, ont permis de promouvoir la santé de
la mère et de l’enfant et de réduire la mortalité maternelle et infantile.
10. Certes, le Burundi a fait des progrès dans certains secteurs, mais faut-il souligner qu’il fait
également face à des défis énormes dont les principaux ont trait à :
• Garantir une croissance économique soutenue pour assurer une sécurité alimentaire
pour tous et lutter contre la pauvreté ;
• Augmenter la productivité agricole par unité de surface, c'est à dire améliorer l’accès de
la population aux intrants agricoles comme les engrais chimiques, les semences de
qualité, les produits phyto et zoo sanitaires, l'outil moderne de labour des champs, etc.
• Réaliser au Burundi les trois objectifs des Nations Unies sur la politique de l’énergie
durable pour tous. Au Burundi, moins de 6 % de la population ont accès à l’énergie, ce
qui constitue un frein de taille à la croissance économique, à la promotion de
l’éducation, à la sante, aux investissements et à l’emploi.
• Promouvoir les secteurs sociaux de base comme l’accès à une éducation de qualité
pour tous, l’accès aux soins de santé de qualité pour tous les burundais.
• Promouvoir les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (Tics).
11. Et pourtant, des potentialités existent au Burundi notamment :
• une population jeune mobilisable pour le travail, mais il faut créer de l’emploi,
3
• des opportunités dans l’agro-industrie ;
• Des opportunités dans les constructions des barrages hydroélectriques, en énergie
solaire, éolienne et thermique ;
• Des conditions favorables pour le développement d’un tourisme écologique etc.
12. Des voies de solution sont envisagées à travers notamment la mise en oeuvre de la vision
« Burundi 2025 » et du « Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté, »
deuxième génération, qui focalisent tous l’attention sur le développement des secteurs
prioritaires retenus en l’occurrence, l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, le tourisme, le
développement durable et le développement du secteur privé.
13. La mise en oeuvre de tous ces engagements et programmes, certes très ambitieux, est
handicapée par nos moyens forts limités particulièrement en cette période post conflit où les
besoins du Burundi en matière de développement social et économique sont multiples et
multiformes.
14. Au nom du Gouvernement du Burundi, je profite de cette tribune, pour réitérer les sentiments
de gratitude et de remerciement à l’endroit de l’Organisation des Nations Unies et à ses
Agences, aux pays amis, à tous les partenaires techniques et financiers, aux organisations
qualitatives pour l’accompagnement et le soutien inlassable dont le Burundi a bénéficié et ayant
grandement contribué à la consolidation de sa paix, sa stabilité, sa sécurité, la réconciliation et
la démocratie.
15. Le Gouvernement du Burundi sollicite la même compréhension de tous ses partenaires en les
invitant à prendre part à la conférence des partenaires du Burundi prévue d’avoir lieu à Genève
en Suisse, les 28 et 29 Octobre 2012 et ayant comme objet la recherche des appuis
nécessaires en vue de la mise en oeuvre du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte
contre la Pauvreté, deuxième génération. Ce sera une façon d’accompagner le Burundi sur sa
voie de mise en oeuvre du développement durable.
16. Le Gouvernement du Burundi reste convaincu que c’est par le bais d’une coopération franche
et soutenue entre les pays riches , ceux émergents et ceux en voie de développement,
matérialisée par des appuis dans les secteurs prioritaires de développement économique et
social qui permettra aux pays pauvres à sortir du cercle vicieux des conflits et de la pauvreté
et partant à parvenir à un développement durable.
Je vous remercie
REPUBLIQUE DU BURUNDI Rio, le 21 juin 2012
DEUXIEME VICE-PRESIDENCE
Déclaration de la délégation burundaise lors de la Conférence des Nations Unies sur le
Développement Durable (Rio+20) par Son Excellence Monsieur Gervais RUFYIKIRI, Deuxième
Vice- Président de la République du Burundi.
Excellences, Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
Excellence Mesdames, Messieurs,
1. Au nom de la délégation burundaise et en mon nom personnel, l’honneur m’échoit de
m’adresser à cette auguste assemblée pour rendre hommage à l’Organisation des Nations
Unies et à son Secrétaire Général pour l’organisation de cette conférence mondiale sur le
développement durable. Le Burundi salue l’organisation de cette conférence d'autant plus que
le thème est très important : l’économie verte dans le contexte du développement durable
et de lutte contre la pauvreté et le cadre institutionnel pour le développement durable.
2. Je félicite et remercie le Gouvernement Brésilien pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité de
son peuple.
3. En matière de développement social et économique, le Burundi a depuis ces dernières années
fait des avancées significatives dans certains secteurs, mais des difficultés et des défis
persistent dans d’autres.
4. Les progrès réalisés pendant ces sept dernières années émanent de la volonté du
gouvernement d’améliorer les différents aspects de la bonne gouvernance notamment la lutte
contre la corruption, et d’investir dans le peuple et plus particulièrement dans les secteurs
productifs et prioritaires, mais aussi de mobiliser la population au tour du travail notamment lors
des travaux de développement communautaire.
5. Dans le domaine agricole qui occupe plus de 95 % de la population burundaise, le budget
national alloué à ce secteur a été revu à la hause d'année en année depuis 2010 en passant de
2
2% en 2010 à 7% en 2011 et tandis qu’en 2012, il est de 11, 8 %, un pourcentage qui dépasse
légèrement la recommandation de Maputo. De vastes programmes ont été axés sur la
plantation à grande échelle d’arbres et de plantes fruitières, pour d’une part, contribuer à la
protection de l’environnement et d’autre part, à la promotion de la sécurité alimentaire.
6. Cependant, les résultats ou impacts des investissements dans ce secteur sont fortement
influencés par les changements climatiques avec des perturbations des cycles de pluie de plus
en plus fréquentes au Burundi.
7. En matière d’accès à l’eau potable, le Burundi a fait également des progrès. Le taux d’accès
est aujourd’hui de 70% avec l’objectif d’atteindre une couverture de 85 % d’ici 2015
conformément aux objectifs du millénaire pour le développement.
8. L’accès à l’éducation connaît des améliorations suite à deux réformes profondes décidées,
d'une part, la gratuité de l’enseignement primaire prise en 2005 et d'autre part, un
accroissement progressif de 10% du taux de passage de l'école primaire à l’école secondaire.
9. Dans le secteur de la santé, des mesures prises depuis 2005 par le gouvernement
notamment celles relatives à la gratuité des soins de santé pour les enfants de moins de cinq
ans et pour les femmes enceintes ou qui vont accoucher, ont permis de promouvoir la santé de
la mère et de l’enfant et de réduire la mortalité maternelle et infantile.
10. Certes, le Burundi a fait des progrès dans certains secteurs, mais faut-il souligner qu’il fait
également face à des défis énormes dont les principaux ont trait à :
• Garantir une croissance économique soutenue pour assurer une sécurité alimentaire
pour tous et lutter contre la pauvreté ;
• Augmenter la productivité agricole par unité de surface, c'est à dire améliorer l’accès de
la population aux intrants agricoles comme les engrais chimiques, les semences de
qualité, les produits phyto et zoo sanitaires, l'outil moderne de labour des champs, etc.
• Réaliser au Burundi les trois objectifs des Nations Unies sur la politique de l’énergie
durable pour tous. Au Burundi, moins de 6 % de la population ont accès à l’énergie, ce
qui constitue un frein de taille à la croissance économique, à la promotion de
l’éducation, à la sante, aux investissements et à l’emploi.
• Promouvoir les secteurs sociaux de base comme l’accès à une éducation de qualité
pour tous, l’accès aux soins de santé de qualité pour tous les burundais.
• Promouvoir les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (Tics).
11. Et pourtant, des potentialités existent au Burundi notamment :
• une population jeune mobilisable pour le travail, mais il faut créer de l’emploi,
3
• des opportunités dans l’agro-industrie ;
• Des opportunités dans les constructions des barrages hydroélectriques, en énergie
solaire, éolienne et thermique ;
• Des conditions favorables pour le développement d’un tourisme écologique etc.
12. Des voies de solution sont envisagées à travers notamment la mise en oeuvre de la vision
« Burundi 2025 » et du « Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté, »
deuxième génération, qui focalisent tous l’attention sur le développement des secteurs
prioritaires retenus en l’occurrence, l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, le tourisme, le
développement durable et le développement du secteur privé.
13. La mise en oeuvre de tous ces engagements et programmes, certes très ambitieux, est
handicapée par nos moyens forts limités particulièrement en cette période post conflit où les
besoins du Burundi en matière de développement social et économique sont multiples et
multiformes.
14. Au nom du Gouvernement du Burundi, je profite de cette tribune, pour réitérer les sentiments
de gratitude et de remerciement à l’endroit de l’Organisation des Nations Unies et à ses
Agences, aux pays amis, à tous les partenaires techniques et financiers, aux organisations
qualitatives pour l’accompagnement et le soutien inlassable dont le Burundi a bénéficié et ayant
grandement contribué à la consolidation de sa paix, sa stabilité, sa sécurité, la réconciliation et
la démocratie.
15. Le Gouvernement du Burundi sollicite la même compréhension de tous ses partenaires en les
invitant à prendre part à la conférence des partenaires du Burundi prévue d’avoir lieu à Genève
en Suisse, les 28 et 29 Octobre 2012 et ayant comme objet la recherche des appuis
nécessaires en vue de la mise en oeuvre du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte
contre la Pauvreté, deuxième génération. Ce sera une façon d’accompagner le Burundi sur sa
voie de mise en oeuvre du développement durable.
16. Le Gouvernement du Burundi reste convaincu que c’est par le bais d’une coopération franche
et soutenue entre les pays riches , ceux émergents et ceux en voie de développement,
matérialisée par des appuis dans les secteurs prioritaires de développement économique et
social qui permettra aux pays pauvres à sortir du cercle vicieux des conflits et de la pauvreté
et partant à parvenir à un développement durable.
Je vous remercie
Stakeholders