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Description

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Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 décrit, au paragraphe 70, la composition et la mission du Mécanisme de facilitation des technologies, mis en place par le Programme d’action d’Addis-Abeba afin d’appuyer la réalisation des objectifs de développement durable. Plus précisément, le paragraphe 70 du Programme 2030 prévoit que « ce Mécanisme sera fondé sur une collaboration multipartite entre les États Membres, la société civile, le secteur privé, les milieux scientifiques, les entités des Nations Unies et d’autres acteurs ; il sera composé d’un groupe de travail interinstitutions des Nations Unies sur la science, la technologie et l’innovation pour la réalisation des objectifs de développement durable, d’un forum multipartite sur la science, la technologie et l’innovation pour la réalisation des objectifs de développement durable et d’une plateforme en ligne ».

Les cibles 17.6 et 17.8 des objectifs de développement durable visent respectivement à « renforcer l’accès à la science, à la technologie et à l’innovation et la coopération Nord-Sud et Sud-Sud et la coopération triangulaire régionale et internationale dans ces domaines et améliorer le partage des savoirs selon des modalités arrêtées d’un commun accord, notamment en coordonnant mieux les mécanismes existants, en particulier au niveau des organismes des Nations Unies, et dans le cadre d’un mécanisme mondial de facilitation des technologies » et à « faire en sorte que la banque de technologies et le mécanisme de renforcement des capacités scientifiques et technologiques et des capacités d’innovation des pays les moins avancés soient pleinement opérationnels d’ici à 2017 et renforcer l’utilisation des technologies clefs, en particulier de l’informatique et des communications ».

Avant le Programme 2030, le document final de Rio+20, « L’avenir que nous voulons », prévoyait, à son paragraphe 85 k), l’établissement d’un rapport mondial sur le développement durable permettant de rassembler les informations et les évaluations existantes dispersées, et d’intensifier les échanges entre scientifiques et décideurs au sein du forum politique de haut niveau sur le développement durable (FPHN).

Comme le rappelle l’édition prototype du rapport mondial sur le développement durable, publiée en 2014, le Secrétaire général de l’ONU a chargé, à la suite de Rio+20, la Division du développement durable du Département des affaires économiques et sociales d’entreprendre « une analyse et une évaluation approfondies des tendances et une analyse scientifique de la mise en œuvre du développement durable, notamment en ce qui concerne les enseignements tirés, les meilleures pratiques et les nouveaux défis, ainsi qu’une analyse intersectorielle des questions de développement durable ».

À cette occasion, il a été décidé de produire un rapport « prototype » pour faciliter le dialogue entre les scientifiques et les décideurs et de créer à cette fin un groupe de travail du système des Nations Unies.

Des décisions relatives à la science ont aussi été prises par le Sommet mondial pour le développement durable qui s’est tenu en 2002, par la Commission du développement durable à ses troisième (1995), cinquième (1997) et sixième (1998) sessions et par l’Assemblée générale des Nations Unies à sa session extraordinaire consacrée à l’examen de la mise en œuvre d’Action 21 (1997).

Le Plan de mise en œuvre adopté au Sommet de Johannesburg a souligné l’importance d’une prise de décision fondée sur la science, notamment : en intégrant l’avis des scientifiques dans les organes de prises de décisions ; par des partenariats entre les institutions scientifiques, publiques et privées ; par une collaboration renforcée entre spécialistes des sciences naturelles et des sciences sociales et des moyens de communication régulière entre les décideurs et la communauté scientifique permettant de demander et recevoir des avis ; en utilisant davantage les évaluations scientifiques intégrées, les évaluations des risques et les démarches interdisciplinaires et intersectorielles ; en accroissant l’usage bénéfique des connaissances locales et autochtones. Le renforcement et la création de centres pour le développement durable dans les pays en développement ont été encouragés, de même que la mise en réseau avec et entre les centres d’excellence et entre la science et l’éducation au service du développement durable. Les outils permettant la prise de décision fondée sur la science et le partage des connaissances et des expériences à promouvoir comprennent : les technologies de l’information et de la communication, les observations au sol, les technologies satellitaires et les services statistiques nationaux capables de fournir des données fiables, des modèles d’évaluation, des bases de données précises et de mettre en place des systèmes d’information intégrés. Le plan préconisait également de soutenir les organismes de recherche-développement à financement public pour leur permettre de s’engager dans des alliances stratégiques aux fins de renforcer la recherche-développement.

La session extraordinaire de l’Assemblée générale qui s’est tenue en juin 1997 pour examiner les progrès accomplis cinq ans après la CNUED a mis en avant la nécessité de disposer de solides preuves scientifiques pour évaluer les conditions et les changements environnementaux, ce qui faciliterait la recherche d’un consensus international. À cet effet, il convient d’encourager la coopération scientifique dans toutes les disciplines, et le renforcement des capacités scientifiques et technologiques des pays en développement est extrêmement important à cet égard.

Le chapitre 35 d’Action 21 est consacré à la science au service du développement durable. Il recommande :

  • de renforcer la base scientifique d’une gestion durable ;

  • de promouvoir l’intelligence des questions scientifiques ;

  • d’améliorer l’évaluation scientifique à long terme ;

  • de renforcer les capacités scientifiques.